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 Dante Aride - voyageur

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Dante Aride
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MessageSujet: Dante Aride - voyageur   Ven 24 Juin - 8:03

Même camouflés dans la pénombre, les arbres alentours forment une masse compacte, gigantesque, qui lui donne le vertige. La tête à demi baissée, à peine protégé par un parapluie de papier verni d'un rouge tirant sur le violet, Dante sent avec répugnance l'eau filtrer à travers le bois sombre pour se perdre sur ses poignets jusqu'à l'intérieur de sa tunique ample. Avec un long frisson, il change de main une énième fois et maudit son manque de prudence qui, à l'avant-dernière escale, l'a fait écarter l'idée de prendre un vêtement plus approprié pour ce genre de tempête lorsque les nuages s’amoncelaient à peine au dessus des montagnes.

Il serait bon de s'arrêter en bord de chemin pour déposer la lourde caisse et rectifier ainsi son erreur, histoire de ne pas continuer le voyage avec les poumons encrassés par l'humidité glacée de ce nouvel environnement, mais avisant avec un regard affligé ses sandales de cuir et de bois s'enfoncer dans le terrain boueux, engorgeant le tissus de ses chausses, ainsi que l'obscurité environnante (voilà bien deux heures que la nuit est tombée), Dante rejette l'idée aussi vite qu'elle lui est apparue. Bien qu'elle fut conçue pour résister à toutes sortes de chocs, qu'ils soient physiques ou météorologiques, la caisse n'a plus voyagé depuis près de trente ans. Dante ne doute certainement pas des talents de son clan pour créer des objets solides pouvant se conserver dans un état quasi neuf pendant de très longues années, mais la grande majorité du camp en question ne saurait imaginer une pareille averse. Si le bois s'engorgeait d'eau, ou gonflait sous l'humidité, les sangles en cuir claqueraient aussitôt et le voyageur devrait faire ses adieux à ses vivres, sa toile cirée, ses objets de trocs et le reste de ses vêtements.

Ne lui reste donc plus que la prière pour trouver un abris convenable. Passer la nuit sous un de ces grands arbres ou même dans une grotte ne lui inspire aucune confiance.

Heureusement pour lui, l'ombre bienveillante de la Destinée vient de rééquilibrer la Balance, ajustant ses poids pour lui offrir dans ce calvaire une faible lueur tremblotante. Perdue au fond des bois, une auberge à l'architecture tordue lui offre sa porte. Avec un soupir soulagé, Dante s'approche, pressant à peine le pas.

Sitôt le seuil franchit, il croise le regard de quelques clients attablés, les mains accrochées à des chopes de bières dont le verre fumé est plus brun que grisâtre. On le juge, sans animosité, avant de revenir à la douceur de l'alcool qui en cette soirée réchauffe sans doute bien plus que le poêle qui crachote faiblement ses braises dans un coin de la pièce. Derrière son comptoir, un homme âgé au visage tanné, noirci, l'observe.

Le claquement de ses semelles sur le parquet poussiéreux offre un fond sonore éphémère, et la chanson de la pluie qui domine parfois de l'extérieur est un bruissement continu qui semble simplement faire parti de l'ensemble du monde. Mais déjà il s'arrête, dépose parapluie et barda près du comptoir (ses épaules semblent pousser un soupir de soulagement lorsqu'il se redresse, retrouvant ainsi son mètre 85) et glisse sur un tabouret légèrement branlant. L'auberge est miteuse, perdue au fond des bois, mais aux yeux de Dante c'est la Terre de l'Après.


« Pour une nuit voyageur ? demande l'homme, son regard calme contrastant avec le ton abrupt de ses paroles. Pas une seule fois ses yeux ne s'attardent sur les oreilles inhumaines de l'homme qui lui fait face.
_ Oui, merci, acquiesce Dante, d'une voix douce mais indéniablement masculine, à l'accent trainant, ses "r" prenant la forme d'un ronronnement guttural.
_ Et pour tout d'suite ?

_ Une morelle, si vous avez. »


Sans répondre, le barman se détourne et attrape un verre à la propreté toute aussi douteuse. Retirant son bandana détrempé, Dante prend le temps de nouer ses cheveux en chignon, l'eau gouttant sur le col de sa tunique et sur la peau pâle de sa nuque. Tête baissée, il observe le reflet déformé de son visage sur le comptoir, à peine surprit de constater que plus que son faciès, ce sont ses marques rouges, celles qui entourent ses yeux et suivent l'arrête de son nez, qui ressortent le plus (le sourire peint sur sa lèvre supérieure est d'une teinte trop claire - presque violet - et le comptoir bien trop sale pour qu'on puisse la remarquer). La peinture a à peine été brouillée par l'humidité et il étale pensivement le trait épais sous son oeil gorge jusque sur sa tempe avant de relever ses yeux bleus sur le barman quand ce dernier pose le verre remplit d'un liquide ambre devant lui.

Il suppose que le barman doit être rassuré par sa tranquillité, la lenteur de ses gestes, contrastant ainsi avec la quasi loufoquerie de son accoutrement, bien qu'officiel, mais si différents des vêtements ternes arborés par l'ensemble des clients. En règle générale, Dante sait attirer la confiance des gens (ainsi que leur attention), par ses paroles, mais surtout par son attitude emplie de grâce, de dignité, sans arrogance, reflet fidèle de son caractère. Dante est une force tranquille, intelligente, comme loin de tout mais toujours il garde un oeil sur la vie qui l'entoure, sans juger, même si parfois dans son coeur ses croyances se heurtent à la folie de certains hommes.

(Et la colère alors le submerge, la haine semble dévorer sa raison, et il voudrait simplement frapper, frapper encore, défendre l’Équilibre, quitte à le briser, et l'emporter lui dans une démence vaine)


« Vous semblez venir de loin », lance soudain le vieillard, faisant écho à ses pensées, englobant d'un signe de tête la large ceinture or et noir, la tunique et le pantalon bouffant d'un bleu clair, les ongles longs et peints, la boucle d'oreille, les perles violettes sur les deux mèches de cheveux d'un blond presque gris qui encadrent son visage ainsi que sur les marques cérémonielles qui, en d'autres lieux, auraient permis à ceux du désert de statuer sur son rang et de le saluer avec les marques de respect qui lui sont dues.



« De bien plus loin que vous ne l'imaginez », se contente de répondre Dante, sans se troubler.


Dernière édition par Dante Aride le Sam 25 Juin - 11:28, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dante Aride - voyageur   Ven 24 Juin - 11:36

Si seulement cette bête

N'était pas ce qu'elle paraît,
Avait autre que ces traits,
Autre que cette tête,
Un visage sans cette animale forme

Qui ne lui fait pas ressembler à un Homme



*

L'homme regarde le nouvel arrivant avec des yeux dont la lueur mêle curiosité et méfiance. On sait pas vraiment ce que peuvent penser ces abrutis d'assoiffés, ils ne valent même pas qu'on s'attarde sur eux. cependant, il ne peut pas juste leur dire "bande de crétins, dégagez de chez moi, changez votre sale mentalité de maîtres et quand vous ouvrirez enfin les yeux, vous serez acceptés chez moi"...
Malheureusement, ces sales types, c'est son gagne pain. Il ne peut pas cracher dessus... Mais comme il a un peu d'estime pour l'étranger qui, malgré le danger qui règne autour de lui, n'hésite pas à risquer sa peau et à se montrer. Sans doute un de ces solitaires qui tente de se trouver une place dans ce vaste monde... Finalement, l'homme pense qu'il en a assez vu pour savoir que les Chimères sont sans doute plus humaines que leurs créateurs. Alors après avoir tendu la perche, il attend ! Il attend que l'étranger lui livre son histoire, sa vie !
Elle est sans doute bien plus passionnante que la sienne à lui, pauvre petit tavernier miséreux qui tente de survivre dans cette lande poussiéreuse...

_________________

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Dante Aride
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MessageSujet: Re: Dante Aride - voyageur   Lun 4 Juil - 6:35

Le tout premier souvenir que j'ai, commence-t-il d'une voix douce, remonte à mes deux ans. Ma mère me regarde et elle est extrêmement belle. Son visage est proche du miens, si proche que je ne vois que ses yeux, d'un noir profond, mais ses yeux me sourient et étincellent. Ses yeux sourient souvent. Sa peau est aussi blanche que la mienne, elle est nue, et quand je m'allonge sur sa poitrine, nu moi aussi, j'entends son coeur qui bat. Doucement, comme une berceuse. Son coeur bat, son corps est chaud, et ses cheveux noirs se mêlent aux miens, presque blancs. Elle me caresse le dos, elle murmure mon prénom. Elle ne m'appelle pas Dante, celui là tout le monde l'utilise au camp. Non, elle m'appelle Neige. Voilà. Elle me regarde, me sourit, m'appelle Neige, et même si je n'ai que deux ans, je l'aime déjà plus que ma vie.


Je viens d'un camp niché au creux des collines formées par le sable, par le vent, dans le désert de Layassa. Nous ne possédons pas grand chose, juste une cinquantaine de moutons, quelques cochons, un puits d'eau pure, une large vasque de pierre, et une dizaine de tentes regroupées autour d'un feu de camp. Il n'y a là bas que 7 familles de nomades, dont 5 famille de micro-chimères. Les deux autres comprennent des métamorphes et des hybrides. Mon père est ce qui se rapproche le plus d'un chef, mais il n'est qu'un sage guérisseur, prédicateur prêchant la bonne parole de l’Équilibre Céleste. Oh ne froncez pas les sourcils, sa foi ne l'empêche pas de croire en l'existence des Dieux, bien au contraire. Comme son père et son grand père avant lui, il sait que la vie n'est pas dirigée par les Dieux mais par nous-même. Que nous sommes responsables de notre propre existence et que le monde dans lequel nous vivons est en perpétuel équilibre, où les destins vont et viennent comme des poids sur une grande balance. Nos actes la font parfois vaciller, mais nous demeurons les maitres de notre propre équilibre, et si nous tournons à droite, ce n'est pas sous l'influence d'une Divinité qui nous observe avec bienveillance mais agit rarement, uniquement grâce à notre volonté de vivre, et de survivre aussi.

Et comme mon père, mon grand-père, et mon arrière grand-père avant moi, j'entreprends un voyage pour connaître le monde, prêcher cette parole, tenter simplement d'ouvrir les yeux de quelques hommes, de quelques chimères, peu importe le nombre, sur ce principe d'équité. Car nous sommes simplement des êtres sur cette Balance qui ne juge ni ne condamne les races. La Balance est simplement le témoin de notre existence.

Mais avant de quitter le camp, j'ai vécu ma vie d'enfant, puis d'adolescent, avec ses plaisirs et ses souffrances. Si vous voulez mon histoire, je vais vous la raconter, mais même si cette histoire commence bien avant ma naissance, je vais commencer au jour où j'ai appris ce qu'était vieillir.

Ma mère était une micro-chimère, tout comme moi, tout comme mon père. Sa race animale n'était pas le fruit du désert comme les autres familles, mais une race de l'Est, un oiseau. Sa peau souffrait du soleil, tout comme moi, et elle devait se protéger des trop fortes chaleurs en demeurant dans la tente, à mes côtés. Je prenais plaisir à emprunter ce qui me sert aujourd'hui de parapluie pour aller jouer avec mes amis. Un jour, que j'avais environ huit ans, ma mère a décidé de partir au marché, où nous vendions quelques créations comme des chaises de pailles, mais aussi de la nourriture, dattes enrobées de sucre, galette de blé noir, de la viande séchée, des produits que je transporte aujourd'hui dans cette malle que vous voyez. Le marché était à plus de deux jours de marche, dans une ville à la frontière de Himdossa, et les femmes y allaient en groupe de trois. Cette marche n'avait lieu qu'une fois par mois, nous permettant de ramener des denrées étrangères pour nos repas, mais aussi des objets manquants au foyer commun. Ce mois ci, l'une des femmes avaient attrapé un mal qui la tenait clouée au lit depuis plus de trois jours et mon père, malgré sa médecine, peinait à la soigner. Ma mère s'est donc proposée pour la remplacer.

Mon père, Sable, a été dur à convaincre, mais ma mère s'est montrée suppliante, arguant qu'elle devait elle-aussi participer aux tâches du clan. Et voir la ville, savourer le marché, la tentait. Elle voulait me ramener des fruits, me faire goûter un autre sucre. Le jour du départ, je pleurais tellement, craignant la trop longue durée de son voyage, qu'elle a demandé à mon père l'autorisation de m'emmener avec elle. Mais sur ce point, mon père s'est montré intransigeant.

L'année prochaine, quand il sera plus grand, lui a-t-il répondu. Ma mère a cédé.

Et elle est partie, pour ne jamais revenir.

Les quatre jours se sont transformés en semaines, et aux portes du clan, comme figé, mon père l'attendait.

Pourquoi n'est-il pas allé à la recherche de son épouse et des autres femmes me demandez-vous. Ne froncez pas les sourcils monsieur, mon père était sage. Mon père savait qu'en quittant le clan, il risquait lui aussi sa propre vie, et ainsi celle du clan tout entier. Nous avons faillit quitter l'emplacement mais le puits d'eau était une source trop rare et le désert trop dangereux même pour ses enfants. Nous avons simplement attendu avec lui, et je l'avoue, je l'ai haïs. Je n'étais qu'un enfant, je ne comprenais pas, je le pensais lâche. Puis avec les années, j'ai compris, j'ai pardonné, sans réellement accepter. J'étais plus renfermé, je ne comprenais plus les jeux des autres enfants. Mon père me parlait de sa foi, me parlait de l'équilibre, mais j'en étais venu à douter, meurtrit à jamais par la disparition de ma mère. C'est ainsi, les enfants sont souvent ingrats, rancuniers.

J'approchais de mes 16 ans quand la colère se décida enfin à parler, à demander des explications. Je lui ai demandé pourquoi lui n'avait jamais douté, pas une seule fois depuis la disparition de ma mère. Savez vous ce qu'il m'a répondu ?

Il m'a simplement dit que l’Équilibre était juste et que la preuve en était le fait que moi je sois resté.

A partir de ce jour j'ai pris à cœur mon rôle de prédicateur et j'ai préparé pendant des années le voyage que j'allais accomplir pour enfin accepter le reste du monde, et ouvrir moi aussi les yeux sur la foi de mon père. Sur la bienveillance de la vie.

Je garde encore en moi une certaine rage, à l'égard des hommes qui s'acharnent dans leur aveuglement et dans leur stupidité, car ma mère n'a pas été et ne sera jamais leur unique victime, tout comme les femmes, des amies, des tantes, qui l'accompagnaient ce jour-là. J'éprouve aussi de la colère face aux chimères qui ne se révoltent pas, qui ne fuient pas, mais la révolte est vaine, preuve en est la guerre et le nouveau monde qui, finalement, reproduit dans certaines régions de cette terre les erreurs du passé. Je suis empli de colère au fond de mon âme et cette colère me pousse à avancer, à parler, à des gens comme vous même si, je l'avoue, je ne suis pas être à narrer ainsi ma vie en buvant un verre de morelle.

(Sourire de connivence au tavernier qui éclate d'un rire rauque. Des têtes s'élèvent au dessus des chopes de bière, quelques grognements, et Dante reprend à voix basse)


Voilà donc la majeure partie de ma vie, classée simplement par ordre des souvenirs, non pas les plus importants mais certainement les plus marquants. La nuit est tombée depuis bien trop longtemps mon brave monsieur et si vous me le permettez, j'aimerais monter me coucher. Voilà quelques pièces pour le verre, d'autres pour le lit que vous pouvez m'offrir, et un supplément, monsieur, pour ne pas avoir fixé trop longtemps ces oreilles que je tiens de mon père.

Oh, je ne sais pas si cela vous évoquera quelque chose monsieur, chez vous on les appelle des renards, mais dans le désert, ce sont des bêtes proches des chiens, qu'on appelle fennec.

En vous souhaitant la bonne nuit, et en vous remerciant monsieur. Demain sera encore une longue journée de voyage.
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MessageSujet: Re: Dante Aride - voyageur   Jeu 7 Juil - 12:56

Dans la neige ou dans le sable,

Ses pieds presque pareils aux tiens
Foulent des traces, aux tiennes si semblables,
Celles de ses ancêtres, et des tiens mêlées.
Puisque sa vie à lui ne vaut rien,

N'oublie pas qu'il a tout de même été !



*

M'ouais, bien belle et malheureusement bien triste histoire que celle que ce pauvre tavernier vient d'entendre. Un jeune bambin privé si tôt des froufrous de sa chère et tendre maman adorée, se posant mille et une questions, ne sachant même pas s'il la reverra un jour... Ca, il a du en voir de la misère, le petiot. Et sans doute bien plus que lui-même, qui est pourtant bien placé pour savoir qu'un pochard ne se rend aussi saoul que s'il a quelque poisson à noyer.
Alors, sa soif de curiosité épanchée, et l'envie de revoir un jour ce jeune homme en plus fraiche posture et en meilleure santé morale, il lance un sourire à ce rayon de soleil d'un soir, et prend les clés qui lui ouvriront le domaine qui sera son lieu privé d'une nuit.
Non, pour sur, il n'a même pas la moindre idée de ce qu'est un fennec. Ce qu'il sait, c'est que si les premiers créateurs des Chimères avaient eu autant de sagesse, sans doute qu'ils auraient utilisé leur cerveau à bien meilleures choses. Mais cela, pas besoin d'en faire part au voyageur. Il doit savoir.

Alors, le tavernier grimpe le vieil escalier, arrive devant la première porte à droite, l'ouvre et tend la clé à l'homme-fennec.


Et lui souhaite la bonne nuit, en espérant que le reste de sa vie aussi, soit un tant soit peu agréable.

**

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